Nooks

Encore des histoires de trentenaire !

30 novembre 2007

Question hautement philosophique

J’ai passé une bonne partie de l’année dans un pays chaud au bord de l'océan, donc 5 mois en tongs archi-plates. Maintenant que je suis de retour dans un pays plutôt froid, je reviens à mes bonnes vieilles habitudes de petite, soit les talons.

Je ne sais pas pourquoi, mais je n’arrive pas à me réhabituer aux sommets et me retrouve avec un problème à la « demi-pointe » (celles qui ont fait de la danse classique comprendront), des douleurs pas possibles qui m'empêchent de faire plus de 20 pas d'un coup. Donc il va falloir que je revienne à la platitude au moins pour un petit moment.

En plus du fait que c’est un réel drame pour la naine que je suis, je n’ai pas de chaussures plates (à part mes tongs et des vieilles ballerines très vieilles, donc toutes pourrites).

Départ hier soir à la recherche de la chaussure ou botte plate.

Bien sûr, j’ai trouvé une paire pââââââââârfaite.

bottes_grises

Parfaites à un GROS détail près : le prix supérieur à 100€.

Ce qui m'ennuie pour diverses raison à commencer par le fait que je viens de dépenser une fortune dans diverses fringues, cosmétiques et déco. En plus, je ne vais les porter que quelques semaines, le temps pour mon pied de se guérir. Parce qu'ensuite, ce sera retour dans les hauteurs .

J'ai donc farfouillé et en ai trouvé une autre paire boucou, boucou moins chère. Mais bien sûr, impossible de les avoir en gris. Donc elles sont noires et un peu moins montantes. 

Ma raison me dit bien sûr, "achète les noires et discute pas". Sauf que... les grises...

Z'avez compris mon problème ?

Je fais quoi ?

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28 novembre 2007

MON PREMIER MEC

Y’avait ce garçon. On s’était rencontré à une fête de fin d’année. J’avais 16 ans, lui 17. Quelques échanges sans plus, je l’avais trouvé mignon, mais avait craqué ce soir-là sur quelqu’un d’autre. Quelques semaines plus tard, ô surprise ce grand romantique m’avait envoyé une lettre. Une belle lettre d’amoureux. Plusieurs ont suivies avant que l’on ne se revoie. Après un-deux rendez-vous, il m’embrassait. J’étais aux anges. Il était doux, intelligent, cultivé, beau. L’homme de ma vie, le père de mes enfants.
Vous devinez la suite ?
Une semaine après que ce gros lourdaud ait obtenu ce qu’il voulait, il me quittait avec cette phrase pathétique : je t’aimais, mais maintenant plus, alors c’est fini.
J’ai mis des mois à me remettre de ce coup de fil (oui, parce qu’en plus, il a eu la finesse de le faire par téléphone, à une époque où il n’y avait qu’un téléphone au milieu du salon familial). Impossible à oublier. Pleuré toutes les larmes de mon corps. Je lui ai écrit des centaines de lettres jamais envoyées. A chaque étoile filante que je voyais, je faisais le vœu qu’on se remette ensemble.
On est vraiment conne naïve quand on a 17 ans.

Puis, il y a eu de la colère. Pour me venger, j’avais commandé une cassette porno-homo à son nom et l’ai envoyée chez ses parents.
On a quand même le sens de l’humour à 17 ans.

Et puis il y a eu Facebook. Je viens d’une petite ville, tout le monde connaît  tout le monde. Donc, je l’ai vu chez un de mes vieux copains.

Enfin sa photo.

Ça m’a suffit.

Je sais que ce n’est pas bien de se moquer des gens, qu’il ne faut pas être rancunière, mais là, je n’ai pas pu m’empêcher de rire comme une baleine. Je sais que dorénavant quand je me sentirai un peu mélancolique, il me suffira simplement de me souvenir de sa tête pour garder le sourire toute la journée.

Je crois surtout que son coup de téléphone est probablement une des meilleure chose qui ne pouvait m’arriver…

Merci M.

M

PS
oui, le titre est vraiment nul, mais grosse panne d'inspiration

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26 novembre 2007

BRASIL BEAUTE part III

plume_20poulet

Finalement, c’est mon tour. Mon bourreau L’adorable esthéticienne me demande de me déshabiller pendant qu’elle va vite boire quelque chose.
Oh mon dieu, j’avais oublié ça, je dois montrer mon minou à une parfaite étrangère. C’est déjà assez dur avec ma gynéco. Je dois me faire violence. JE SUIS UNE GRANDE FILLE. Des minous, elle en voit tous les jours, donc elle est habituée. JE SUIS UNE GRANDE FILLE.

Elle revient. Voilà, ça y est, ma dernière heure a sonné, je vais mourir dans la douleur.

Pendant qu’elle prépare la cire, le téléphone sonne dans le salon. C’est pour elle.

Encore quelques minutes de sursis. Ma vie défile. Est-ce que j’ai dit à Testostérone, Papa, Maman et mes frères que je les aimais ? que je m’excusais si je leur avais fait du mal ?

Bizarre, j’entends des cris dans le salon, elles parlent toutes en même temps. Je ne comprends pas le portugais, mais ça n’a pas l’air d’être des cris de joie.

Keskispasse ? Le prix du silicone a flambé ?

J’attends, toujours couchée à moitié nue. Une porte claque, mais ça crie toujours dans le salon.

Comme ça fait un petit moment que ça dure, je remets mon shorty et vais voir dans le salon (euh oui, au stade où j’en étais, ma pudeur légendaire s’était dissipée). Toutes les femmes me regardent surprises, comme si je débarquais de la planète Mars. Pas de doute, elles m’avaient oubliée.
Mon esthéticienne n’est pas avec elles.
Celle qui m’avait accueillie reprend son calme, vient me prendre la main, mais cette fois, elle me la tient sans me faire palper quoi que ce soit. Avec son air le plus tragique, elle m’annonce que la fille de mon esthéticienne vient de se casser le bras en tombant chez une amie et que mon esthéticienne a du partir en urgence à l’hôpital.

Est-ce que ça ne me dérange pas de revenir une autre fois ?

Oui, bien sûr, je rappellerai pour prendre rendez-vous (Quoi, toute cette préparation mentale, cet entraînement psychologique pour rien ?)

En rentrant chez moi, toujours autant poilue, j’y ai réfléchi. Je ne suis pas croyante, mais j’ai pris ça pour un signe de Dieu : ça n’était pas mon heure.

Vous vous doutez bien que depuis, je n’ai plus jamais retrouvé le courage de les appeler, bien qu’elles étaient toutes très sympathiques. Depuis, vive le rasoir et les courses aux toilettes pour le grattage, tant pis.

J’attendrai qu’ils légalisent la péridurale dans les instituts de beauté.

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23 novembre 2007

BRASIL BEAUTE part II

ballons-Comme vous êtes en avance, ma sœur est encore avec une autre cliente, mais venez patienter dans le salon avec les copines, me dit cette charmante brésilienne siliconée.

L’institut est en fait un appartement dont la moitié est dédiée aux séances de tortue et l’autre aux pipelettage entre nanas. 3 autres femmes sont en train de discuter et m’adressent des sourires. A peine assise, elles me posent plein de questions sur moi, si j’ai un copain, si je suis mariée, ai des gosses. Me mettent en garde sur la nourriture pendant la grossesse et me conseillent d’économiser pour l’opération une fois que j’aurai eu des enfants.

-Quelle opération ?

-Ben celle des seins. Tu sais, quand tu allaites, ben après tes seins ils sont tout foutus, donc il faut que tu les fasses refaire. Si tu veux, je peux te donner l’adresse d’un type au pays (au Brésil donc) pas trop cher.

-Euh non, ça va je crois. Je vais attendre pour voir (et même si j’en avais vraiment besoin et qu’il est vraiment pas cher, je me vois pas y aller à la nage non plus).

-Mais tu sais, il te le fait très bien, moi j’ai été chez lui regarde !

Et là, le plus naturellement du monde, elle enlève son T-shirt, prend ma main et la pose sur sa poitrine siliconée !

J’y crois pas, il y a à peine dix minutes, j’avais des sueurs froides dans ma voiture à paniquer d’avance de ce qui m’attendait et là, je suis en train de toucher les seins d’une parfaite inconnue. En plus, tout le monde autour trouve ça normal ! Heureusement qu’il n’y a pas d’homme dans la salle, avec ma chance il se serait fait siliconer les coucougnettes !

Une fois que la séance de pelotage est terminée, ça repapote normalement. Elles sont très attachantes et me font mourir de rire par leur spontanéité, leur absence de pudeur à se raconter absolument tout et n’importe quoi devant moi. En 15 minutes avec elles, j’en sais plus sur leurs vies sexuelles que celles de mes copines.

suite et fin lundi !

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22 novembre 2007

BRASIL BEAUTE part I

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Traumatisée par des esthéticiennes froides et méchantes ("ouh ben dites donc, il y en a vraiment beaucoup"), je suis devenue une pro dans le maniage de la cire froide et du rasoir. Cire froide pour les jambes, rasoir pour le reste (euh non, pas le visage quand même).

Sauf que le rasoir, quand ça repousse, ça gratte. Et comme il n’est pas très convenant de se gratter certaines parties du corps en société; aller aux toilettes plus de 5 fois la même matinée juste pour se gratter, vos collègues commencent à vous regarder bizarre : « elle se drogue », « elle a la diarrhée ». Soit plein de chuchotages, hilarants sur les autres, mais beaucoup moins sur vous.

Donc, il y a quelques mois, j’ai décidé d’aller chez une esthéticienne pour me faire épiler le maillot. Débroussaillage total !

Une copine m’avait vanté les mérites d’un institut tenu par des brésiliennes, grandes prêtresses en la matière, étant donné qu’au Brésil, le débroussaillage est quasi spécialité locale (c’est vrai qu’en lisant ce jeu de mot à 2 balles, on pourrait vraiment croire que je me drogue).

C'est dans un grand moment de motivation et courage (je ne sais pas ce qui m’a pris) que je les ai appelées pour prendre rendez-vous.

2 semaines plus tard, à l’approche de l’ultimatum, je me rends finalement compte de ce que j’ai fait. Mais surtout de ce qui m’attend.

Pas possible, je vais en crever. 15 ans de rasoir ne pardonnent pas. En plus, ma peau est toute molle (oui, je sais mais arrêter le chocolat et commencer la gym, c'est beaucoup me demander), et on le sait bien, quand c’est mou, ça fait encore plus mal. Et si je demandais une péridurale ?

Nuits blanches, téléphones à tout mon entourage travaillant dans le corps médical, conseils demandés à ma pharmacienne, tout le monde me rassure « ben t’es une grande fille quand même ».

Bon, le jour fatidique arrive, je suis prête. Enfin presque. Je fais des adieux larmoyants à Testostérone plié de rire et monte à reculons dans ma voiture.

Le trajet jusque là-bas est trop court. Pas possible, je suis sûre que la ville a raccourci les routes pendant la nuit. J’arrive donc en avance à mon rendez-vous dans ce lieu de torture institut de beauté, où je suis accueillie par une femme très souriante à l’accent ensoleillé, un peu trop blonde et surtout avec des seins qui lui touchent le menton !

... à suivre

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20 novembre 2007

PETITE SCENE DE VIOLENCE ORDINAIRE

kiesingerUn bel après-midi férié, une ville étrangement calme et déserte.
J’arrive à un arrêt de bus pour rentrer chez moi. Le banc est occupé par 3 adolescents, apparemment d’origine étrangère. Comme tous les ados, ils se la pètent, parlent fort, prennent toute la place du banc. Je suis fatiguée et ne demande même pas s’ils peuvent me faire de la place, redoutant des commentaires lourdingues comme seuls les ados savent le faire. J’attends le bus debout à côté de toute façon, il ne devrait tarder.
Un vieux monsieur passe. Son pas est sûr, il faut admettre qu’il a un sacré gabarit. En observant sa démarche et son regard, je me rends compte qu’il a bu. Sans même ralentir ou faire un geste qui pourrait laisser croire qu’il attend le bus plutôt qu’il passe son chemin, il se met à enguirlander les adolescents. « Aucun respect pour les plus âgés, vous pourriez laisser votre place ! ». Il rajoute ensuite plein d’insultes sur la jeunesse et l’origine présumée des ados.
Je n’en reviens pas. Il se met à insulter des gens dans la rue, en leur reprochant le même manque d’éducation dont il semble pourvu.
Bien sûr, les adolescents ne se laissent pas faire et le ton monte. J’hésite à intervenir avec mon mètre soixante. Pendant que je réfléchis comment les calmer, un des jeunes, le meneur, dépasse les limites et gifle le vieux monsieur. Au moment où sa main s’abat sur la joue de sa victime, je lis dans ses yeux de la peur. S’est-il rendu compte qu’il est allé trop loin ? sûrement, à voir la vitesse avec laquelle il déguerpit.

Malheureusement, son geste n’a fait que conforter le vieux monsieur qui hurle au scandale, au manque de respect de la jeunesse envers les plus anciens, et bien sûr contre ces étrangers qui se croient tout permis. Une nonne de son âge qui passe par là et n’a assisté qu’à la gifle applaudit ses paroles et en rajoute (quel bel exemple de charité chrétienne). Puis, les deux se retournent et me demandent d’acquiescer. Je rappelle au monsieur qu’il aurait dû essayer de leur demander de la place avant de les insulter. Il me rétorque que c’est le seul langage que les étrangers comprennent.

Mon bus arrive finalement et je me hâte d’y monter. Sa dernière phrase résonne encore. Et si cela n’avait pas été des étrangers assis sur ce banc, mais des ados « de bonne famille » , est-ce qu'il aurait osé leur faire un seul reproche ?

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12 novembre 2007

LES MALES

schtroumpf_coquetBien que j’aie plein de copains, qu’en général je sois un peu plus à l’aise avec les mecs qu’avec les nanas parce qu’un peu moins l’impression d’être jugée, certaines catégories de gaillards qui me saoulent comme vous ne pouvez pas imaginer.

La première, celle dont je vais vous parler aujourd’hui, c’est celle de ces métrosexuels à la mords-moi-le-nœud.

Parce que je suis une sale curieuse, j’adore regarder dans la pharmacie des gens quand je vais aux toilettes. Et s’il y a un truc que je peux généraliser, c’est bien ça : quand un môssieur possède crèmes hydrantes, antirides et plein d’autres cosmétiques masculines dont on n’a même pas idée, il est chiant.

Parce qu’il s’aime un peu trop, qu’il s’accorde trop d’importance, qu’il prend trop soin de lui. A coup sûr, le mec va passer la moitié de la soirée à essayer d’impressionner, que son avis sur tout est le plus mieux, mais qu’en fait, ce n’est qu’un petit autoritaire à l’ego surdimensionné qui ne supportera pas être ridiculisé, piquera une petite colère devant les invités, mais grosse dans l’intimité si c’est sa douce moitié qui l’a contredit.
Si c’est un célibataire, il fera tout pour avoir la meilleure image auprès des filles : un mec branché et viril pour qu’elles disent toutes être amie avec lui. Alors qu’au fond ce ne sera qu’un gros beauf qui espère se les taper à la première cuite occasion. Pas du tout gentleman avec ça, parce qu’en vrai, il ne pense qu’à son tableau de chasse. Pas de sentiments si ce ne sont ceux à son égard.

Parfois aussi, il se fait passer pour un grand sportif. Pfff ! Encore une fois, il pense à son tableau de chasse, aux groupies qui aduleront son corps de dieu grec (ben oui, il est sûrement un peu mégalo au fond). Les plus drôles s’y connaissent en Art : prétendront aller à Amsterdam voir le musée Van Gogh, mais en réalité n’admireront que les "vitrines".

On est bien d’accord, je généralise. Mais il est vrai que je préfère un mec qui prend un peu moins soin de lui, mais vivra en honnêteté avec lui-même, sans em… tout le monde avec des mensonges qu’il est seul à croire !

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11 novembre 2007

3 ans

20070421_307_Australie_est

Voilà ma belle, ça fait 3 ans aujourd’hui.

Je me souviendrai toujours de cette soirée. En rentrant du boulot, tous ces appels en absence sur mon portable. Tous de ta famille. Je n’ai pas eu besoin d’écouter les voix affolées sur mon répondeur, j’ai tout de suite su.

Sans réelle surprise je dois l’admettre. L’impression que l’on sait certaines choses depuis toujours.

J’ai attendu d’être au calme pour les rappeler et entendre.

Tellement de sentiments se sont bousculés. D’abord la tristesse de te perdre et l’impression de perdre le contrôle de mon univers: tu étais importante dans ma vie, une sœur de sang, tu te souviens ? Ensuite, de la culpabilité, me dire que j’avais fait des erreurs, ne pas avoir vu ce qu’au fond de moi, je savais : tes épaules étaient trop petites pour tout ce que tu (sup)portais.

Pourtant, de l’extérieur tu avais tout pour être heureuse; il aura fallu que tu en arrives là, pour nous crier ce dont tu avais besoin. Parce que certaines choses paraissent évidentes, on oublie de les dire. Par pudeur, par fierté, par principe. Dommage, tu en avais tellement besoin.

Sous tes airs de femme forte, tu étais toujours restée la petite fille pas assez écoutée, qui n’avait jamais vraiment trouvé sa place entre des principes trop rigides, des illusions, des mensonges familiaux. Tu t’es créée un univers fait de mensonges et je dois admettre que je suis complice. Je t’ai laissée y vivre. Mes tentatives pour briser ta carapace n’étaient finalement que de petites éraflures. Peut-être aurais-je du essayer plus fort ?

Tant de questions resteront à jamais irrésolues.

Dommage, j’avais encore tellement de choses à te dire.

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07 novembre 2007

REVIENS, ELLE EST LA LA RECETTE DES AUBERGINES !

Loin de moi de vouloir faire un blog cuisine, je l'ai déjà dit, je suis loin d'être un cordon bleu. Mais hier, j'ai vu ça : 

parmesane

Personnellement, rien ne m'énerve plus que de chercher quelque chose on ze oueb et tomber sur des trucs qui n'ont rien à voir.

Donc dans un grand élan de compassion, je vais donner ma recette d’aubergines à la parmesane pour toi lecteur/trice tombé ici par hasard (enfin si tu reviens) !

Alors voilà, avant tout, faut que vous sachiez une chose : je suis très ouverte d’esprit et je m’adapte très facilement. Donc c’est pareil pour mes recettes. Je les change comme je veux selon mes humeurs, des ustensiles que j’ai ou qui sont dans le lave-vaisselle mais SURTOUT en fonction de ce qui me reste dans le frigo. 

Donc, il nous faut au moins (si pas les 3 premiers ingrédients, allez au resto) :

Une aubergine
De la sauce tomate (du concentré de tomate et du lait, si vous n’avez vraiment rien d’autre, de la sauce toute prête si vous êtes flemmarde ou de la VRAIE sauce tomate si vous avez une maman italienne)
Du fromage (mozzarella et/ou parmesan en théorie, dans la pratique, on peut même tester le roquefort ou le fromage de chèvre)
Des épices ou herbes (moi c’est surtout le poivre, mais pourquoi pas du basilic ou n’importe quoi)

On commence par couper l’aubergine (en 2/4/6, en petites rondelles, en cube tout dépend de la présentation que vous avez envie de faire) avant de la faire cuire, histoire de lui enlever le goût amer que la plupart des gens n’aiment pas. Pour ce, j’utilise un steamer, parce que c’est minuté et que si j’oublie, impossible que ca déborde ou crame. Mais si vous préférez la bonne vieille casserole, le feu de bois ou l’haleine du voisin, pas de problème. Attention, si pas assez longtemps sous cuisson (c'est français de dire ça comme ça ?) l'aubergine reste amère, si trop longtemps, vous devrez changer votre repas en purée d'aubergine. Surveillez quand elle prend une couleur brune, c'est là que ça peut vite devenir critique.

Option plus (mais pas si vous êtes au régime) : une fois les tranches/morceaux cuits, les habiller de jaune d'oeuf pour les envoyer valser frire avec un fond d'huile d'olive dans une poêle.

On dépose le tout dans un grand plat à gratiner et là, comme Picasso devant sa toile, éclatez-vous sur l'aubergine : une couche de sauce tomate, de la mozzarella, du poivre, de la tomate, du parmesan, du poivre.
Un autre ordre, des autres goûts, allez-y, tout est permis vu que c’est vous-même qui mangez.
Une fois l’œuvre terminée, le tout au four pour faire gratiner tout ça.
Surveillez quand même, ce serait dommage que ça crame ! 

aubergines_sous_internaute

Photo : ben oui, j'ai quand même pas été en faire juste pour prendre une photo, donc j'ai piqué cette image à www.linternaute.com

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06 novembre 2007

TESTOSTERONE AND ME... AND DUPREE part III

monsieur_gloutonBon, Dupree en plus de toutes les qualités précédemment citées, il faut admettre qu’il est pas du genre pénible. Tellement peu qu’il est du genre à se sacrifier pour finir les restes. Voyez l’âme généreuse !

Testostérone et moi étions invités chez des amis. Gentiment, je leur ai proposé d’amener le dessert, ce qu’ils ont accepté. Autant, je suis loin d’être un cordon-bleu, autant j’assure pas mal dans les desserts. Donc la veille (ben oui, quand on bosse, un minimum de prévoyance est requis), je passe 1h30 à préparer un dessert à la fraise ET une mousse au chocolat. Fière de ma réussite, j’en fais goûter à Testostérone qui se montre très impressionné.

Le lendemain, grosse journée de boulot, j’ai à peine le temps de rentrer et prendre une douche avant d’aller chez nos amis. Juste avant de monter dans la voiture, j’ouvre le réfrigérateur pour prendre mes 2 desserts, déjà gonflée d’orgueil en imaginant nos hôtes déguster mes petites merveilles.

Sauf qu’ils sont où les 2 desserts ? Mes 2 plats ont disparu ! Il n’y a qu’un petit bol, avec… un fond de mousse au chocolat !!!! AAARGHHH ! Dans l’évier, à peine rincé se trouve un plat avec des traces de fraises…

Folle de rage, je prends le téléphone et appelle Dupree (ben oui, je sais pas pourquoi, j’ai eu comme-qui-dirait une intuition) à qui je demande pas du tout sereinement ce qu’il a fait de mes desserts. Sa réponse coule de sens : « j’ai pensé que c’était des restes ! » Des restes ??? avec des fraises découpées en décoration ?

Pendant que je ravale mes larmes, Testostérone achète un cake dans une station-service…

Photo : www.portaildelabd.com

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