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Encore des histoires de trentenaire !

26 février 2008

Vive l'entourage de la trentenaire !

southpark

J’adore les gosses, j’aime bien jouer avec eux, les couvrir de cadeaux, etc… par contre, le truc qui me chiffonne, c’est lors des repas de famille ou entre potes.

Depuis 2003, on a eu autour de nous 12 marmots. Ce qui veut dire 12 grossesses, 11 faire-part, 9 allaitements et presque 1000€ dépensés chez Orchestra.

Même si la plupart de ces bambins sont charmants, le problème vient (comme d’habitude) des adultes. A croire qu’ils s’ennuient et que leurs gosses sont un prétexte pour fuir la table et les autres invités.

Le truc à vous casser une ambiance.

Imaginez-vous avec vos amis, à table, en train de boire, rigoler, etc… quand soudain, ca se met à hurler. Dans le doute, au moins 5 personnes vont se lever pour vérifier que ce n’est pas leur bambin qui a un problème de Lego. 

Aussi un classique, votre meilleure copine avec qui vous rigoliez en finissant le Sauterne avant qu’elle tombe enceinte, et bien maintenant elle allaite, donc ne boit toujours pas d’alcool. Et comme ça fait déjà plusieurs mois (ben oui, étant enceinte, elle ne pouvait déjà pas picoler), et que ca la saoûle ces discussions de pochtrons, elle prendra son air super sérieux et trouvera tous les prétextes pour sortir de table : quand ça pleure, quand ça pleure pas, quand ça dort pour surveiller si ça respire encore, quand c’est réveillé pour voir s’il ne s’est pas étouffé avec sophie la girafe, etc…

C’est aussi une des raisons pour lesquelles je n’étais pas trop motivée l'année dernière à me rendre aux repas de fin d’année.
Noël avec la famille de Testostérone : on n’a même pas besoin d’attendre la fin de l’apéro pour se retrouver comme 2 couillons seuls au milieu de salon de ses parents, chaque marmot ayant déjà 2 voire 3 adultes autour dans la chambre de jeux. Puis Nouvel An, c’est au tour des potes de nous laisser en plan, pour éviter que le gosse de X étouffe celui de Y, parce que la fille de Z devra être changée toutes les 20 minutes ou pour vite donner le biberon au dernier né. Si par chance, un couple nous accompagne pour descendre les coupes, vous pouvez être sûr que madame est enceinte, donc on a droit à tous ses problèmes gastriques. Sinon, on peut aussi tomber sur la variante « on construit », et là, c’est parti pour les détails des soucis du chantier !!!

Tout ça pour dire que c'est pas tous les jours facile la vie de trentenaire... (et que je vais pas me gêner pour en saoûler plus d'une le jour où ça m'arrivera... quoiqu'en même temps, c'est pas demain la veille).

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19 février 2008

Mon Goujat... (j'étais jeune)

un_beau_saladuCe n'était pas le prince charmant, plutôt désenchantant. Certains hommes savent nous faire rêver, d'autres nous remettent les pieds sur terre. Avec un maximum de délicatesse.
Mon Goujat en était un. Ne me demandez pas combien de temps; je suis restée avec lui beaucoup trop longtemps.
Bref, après un certain de temps de vie de couple, donc énormément de mensonges et de petits drames du quotidien, je me retrouve en vacances avec lui. Sur une petite île de la côte d'azur, cadre idyllique. C'est la mi-août, on s'apprête à "fêter" "notre" anniversaire, un méchoui géant est organisé sur l'île pour tous les vacanciers, je mets ma plus jolie robe.

Sauf que la soirée ne se déroule pas comme prévu. Mon cher Goujat se trouve des potes en bout de table et se met à fumer des cigarettes qui font rigoler. Bêtement rigoler (comme s'il était intelligent à la base...). S'il m'adresse la parole pour me demander le sel ET le poivre, c'est beaucoup. Je m'ennuie ferme.
Et quand je m'ennuie, je cogite. Je triture ma frustration de soirée ratée. Je lui en veux.
A minuit, au bord des larmes, je lui souhaite une bonne soirée et rentre à l'hôtel. En rigolant, il me dit qu'il arrive.
Dans la chambre d'hôtel, j'éclate en sanglots. Je lui en veux terriblement d'avoir gâché cette soirée comme mes 20 derniers mois. Ou peut-être c'est à moi-même que j'en veux finalement... tout ce temps perdu.
2h du matin : je suis toujours en train de pleurer. Mes yeux sont bouffis, mon visage violet. Presqu'un gyrophare.  J'entends frapper à la porte, mon goujat rentre finalement. Ses yeux sont fuyants, ses pupilles dilatées, son sourire stupide (comme d'habitude). Il se couche sans passer par la case douche ou lavage de dents.
A côté de lui, je pleure toujours. Depuis plus de 2h maintenant. Mon reniflement sexy attire finalement son attention, monsieur daigne m'adresser la parole :

T'es enrhumée chérie ?

Edit : j'ai quand même du attendre 2 mois avant de le quitter, il me devait de l'argent.
Edit 2: si ça ne suffit pas pour me faire entrer direct dans le club des pintades-gourdasses (copyright miss pintade), je rajoute qu'il s'arrangeait pour que je lui rembourse les fleurs qu'il "m'offrait", ou qu'il me faisait payer l'essence quand il venait me voir (il habitait loin).

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15 février 2008

Si (peu) romantique

st_valentinJe la déteste. Ca n'a pas toujours été le cas, mais après tant d'années de snobisme et de mépris, je ne peux faire autrement.
Son aspect matériel ne me touche plus. Autant il y a quelques années, je me réjouissais de son arrivée, autant maintenant, je la crains. Trop de désillusions.
Et hier, incroyable, je l'ai eu ma vengeance : je l'ai oubliée. Oui, pour moi, plutôt qu'un oeil ou qu'une dent, l'indifférence est la plus belle des vengeance.

Frigo vide, estomac dans le même état, Testostérone et moi décidons d’aller au restaurant.
Premier restaurant : à peine installés, on vient nous prévenir que si l’on veut manger il faudra attendre au moins 1h. Après quelques grognements, on s'en va.
En marchant vers le deuxième restaurant et alors que l’heure est déjà bien avancée, on croise un vendeur de roses. Je commente tout haut ma surprise (mais qu'est-ce qu'il fait là, celui-là). Du tac au tac, mon cher et tendre me répond, pourquoi t’en veux une ? Je rigole, sans arrière-pensée ni tilter.
Deuxième restaurant : on nous amène une carte avec des menus entourés de petits cœurs. La serveuse tout motivée et souriante nous souhaite une bonne fête des amoureux. Voilà, on commence à comprendre pourquoi nos endroits préférés se sont transformé en usine à amour. Tables de deux partout. Et dire qu'on était sortis sans même y avoir pensé !
Comme on ne veut pas de de menu, juste un plat, on s'en va.
Troisième restaurant : une espèce de pseudo fast food asiatique désert, un peu glauque, serveuse adorable, plat servi en 6 minutes, englouti en 4. Retour chez nous pour dodo.

Complètement zappée la St-Valentin, et même pas malheureuse ! Qu'est-ce que ça fait du bien !

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08 février 2008

L'envie

gucci

C’était une belle soirée d’été, la plupart de mes collègues sur ma terrasse. Beaucoup de rires, un peu de vin, de musique, des voisins sympas.
L’heure était déjà bien avancée quand les derniers sont partis après m’avoir aidée à ranger. Un excellent souvenir.
Un peu moins le lendemain matin. Après ma douche, mes réflexes habituels : brossage de dents, maquillage, parfum. Ma main est restée vide quand j’ai voulu attraper dans l’armoire mon joli flacon. Je l’avais reçu à mon anniversaire, tout le monde disait que l’odeur me correspondait. C’était moi. Mais là, mon moi avait disparu.
Je me demande si je deviens folle, je fouille toute la salle de bain, la chambre. Rien. Pourtant je me souviens m’être parfumée avant que les premiers invités n’arrivent.
Les petits lutins seraient venus pendant la nuit ?
Les jours qui suivent, je dois bien me rendre à l’évidence, depuis la soirée, mon parfum a disparu. Depuis la soirée… non, ce n’est quand même pas possible…

Le lundi, j’en parle vaguement à une collègue. Aussi perplexe que moi, son regard suggère ce que je commence à soupçonner… quelqu’un de la maison…
Je passe en revue tous les invités. Elle n’a pas des problèmes d’argent celle-là ? Elle ne serait pas un peu jalouse celle-ci ? Il voulait ramener un souvenir à sa copine celui-ci ?
Dans les semaines qui suivent, je tente de guetter les odeurs, rien de suspect.

Quelques mois plus tard, alors que j’ai quitté la société (pour d’autres raisons) et profite de quelques vacances, une ancienne collègue restée amie m’appelle. Elle doit me rendre un objet prêté, je propose de passer au bureau, ce qui me permettra de dire bonjour à tout le monde.
J'y vais, récupère mon bien et fais un tournée de bises et pipelettage.

Je termine en passant dans mon ancien bureau. Et c’est au moment où je lui fais la bise que son odeur attire mon attention. C’est mon odeur. Maintenant, c’est clair, cela ne peut être qu’elle. Elle ne se parfumait jamais. Maintenant que l’on ne partage plus le même bureau, elle ne se gêne même pas la bougresse… son regard n’a aucun remords. S’en rend-elle compte ? Ou a-t-elle déjà oublié ?
Le pire ? C’était ma boss !

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02 février 2008

Belle comme un camion

Alors, merci, le moral va beaucoup mieux. Mais fatigue + baisse de moral, il ne fallait rien de plus pour appeler mon compagnon d'infortune, le bien-nommé refroidissement. Ben oui, quand tout est triste, froid, que le monde autour est méchant, ben si on oublie juvamine, on tombe malade.
Yeux qui piquent (en langage yeux, ça veut dire je veux me fermer), nez qui coule, gorge sèche, rien que de petits symptômes pas assez graves pour aller chez le médecin, mais qui nous crient quand même STOP !
Sauf que stop, moi y'a pas pouvoir. Pas en ce moment. Et Dieu sait que je le veux.
Donc, bref, la vie continue.
Mais comme si je n'étais déjà pas assez élégante à passer ma journée à me moucher et pleurer (voui, ça me fait pleurer aussi), ben en plus, je sais pas ce qui se passe, mais je pustule. Le printemps sur ma tête ! Une jolie fête. Un retour à l'adolescence... je suis vraiment bénie, moi, en ce moment.
Donc, voilà, pour faire court je suis en déplacement boulot, je dois rencontrer plein de gens, faire bonne impression pour faire preuve d'un semblant d'autorité et je ressemble à ça :

IWMCAKG8HSYCAREJDZLCAN2SURNCAGMWLLECAN4RLIFCA69Y723CAQUT2PJCALM34CMCABG0XYTCA1QVXJ2CARC20LTCA8IV07XCA0UUC72CAF94RDOCAIW87TYCAK0TNY8CASI22N4CAVWQ4BICAYT0TJA

et vive le minibar...

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