24 avril 2008
Aréoporeuh de Niceuh, 2 minuteuh d'arrêt
Pour mon job, il m'arrive souvent de me déplacer en navion (n'allez pas croire pour autant que j'ai un dream job situé entre Nouillork, Laussangèlaisse et Cidenet, non, moi c'est plutôt Tchernobile, Troumoche et Perduetçapue). Donc, je passe boucou de temps dans les zaéroports. Plus que dans les avions même... Ah, vive les connaiquetingue flaites !
Il faut dire que c'est une vraie calamité, prendre l'avion. Non ? vous ne trouvez pas ? Très bien, alors venez faire un petit voyage :
Déjà, bien avant que vous ayez pensé à vous rendre à l'aéroport, il y a la douloureuse. Et quand je dis douloureuse, je parle surtout des "taxes-surprise-kerosène" ou "salaire des employés désagréables qui vous demandent d'enlever votre veste au cas où vous y auriez planqué des explosifs ainsi que des coûts de maintenance de la machine à rayon X qui fera fantasmer ledit employé en découvrant le contenu de votre sac à main", ceci plus communément appelé "taxe d'aéroport" et qui triplera le prix de votre billet. Bon, admettons que ce soit Patron Chéri qui paie les itiquais et arrivons à l'aéroport.
La première partie est encore la moins pire, le checkin. Pour autant que l'hôtesse soit bien luné, nous sommes bien d'accord.
C'est ensuite que cela se corse. Contrôle de douane, en amuse-bouche, juste avant le contrôle de sécurité.
Au mieux, l'employé prendra un air supérieur pour balancer votre pécé sur le tapis sale pour le passer au rayon; nous avons aussi l'alternative "je vous hurle au visage d'aller enlever vos chausssures" ou "je vous hurle au visage d'ATTENDRE derrière la ligne jaune". La sécurité n'a pas de prix, encore moins celui de la politesse.
Ensuite, une fois que l'on est dans l'ambiance, il faut encore affronter les autres passagers. Parce qu'avant même qu'il y ait le boredingue, c'est déjà la course au premier de file. Et oui, un seul gagnant, les autres voyageront à pied ou dans la soute. N'avez-vous jamais remarqué lorsqu'ils appellent les passagers par ordre de place, la moitié se font rembarrer par l'hôtesse ? Bon, peut-être que ce ne sont que des dislexiques qui confondent "rangée 25 à 42" avec "rangée 1 à 12", ça peut arriver même aux meilleurs...
Ensuite, une fois que vous aurez réussi à écraser les pieds de tous vos concurrents, là enfin, vous obtenez l'autorisation de monter dans l'avion. Quelle merveille ! Un rêve se réalise !
Enfin, le rêve tourne vite au cauchemar, parce que votre siège est à la dernière rangée et que tous les petits dislexiques qui sont quand même montés dans l'avion, sont devant vous à réfléchir s'ils vont mettre leur mallette à la verticale ou à l'horizontale, oups, et puis non, c'est mieux comme ça... et bloquent le passage.
3 heures plus tard, alors que vous atteignez péniblement votre siège, que vous avez du confier votre bagage à l'hôtesse vu que les mallettes à l'horizontale ont pris toute la place, mais qui est donc ce gros lourdaud là, au 43A ? Môssieur, excusez-moi, mais vous êtes à ma place, suggérez-vous éreinté et votre patience un chouilla entamée.
Sûrement pas, vous rétorque l'arrogant personnage...
Désespéré, vous sortez votre ticket, appelez l'hôtesse:
Ah oui, admet finalement le gros lourdaud, mais j'aime bien être à la fenêtre.
(vous pouvez remplacer le gros lourdaud par une petite pétasse bien entendu)
23 avril 2008
Miam, miam, beurk !
Il m'aura fallu plus de 30 ans pour me rendre compte que ce qui me fait complètement craquer chez les mâles est la fameuse barbe de 3 jours.
Ce côté "je-sors-du-lit-d'où-je-viens-de-faire-des-trucs-pas-possibles" me fait complètement craquer. Même si dans la pratique je ne supporte pas "quand ça pique", je trouve ça le summum du sexy. Miam !
Le pire de tout est que je m'en suis rendue compte en matant un collègue moche et con qui avait oublié de se raser !
21 avril 2008
Pipi de schtroumpf

D’abord, il faut savoir que j’adore faire des blagues débiles aux gens. Limite si je ne me tape pas les cuisses. Genre attacher ensemble les chaussures d’un mec ivre qui dort dans un bar. J’en ris encore. Voyez mon niveau.
Ensuite dans une des boîtes où je bossais, nous avions dans le « management team » une immonde pétasse. Parmi la multitude de ses défauts, elle tyrannisait tout son département (auquel je n’appartenais pas, dieu merci).
Régulièrement, des employés de la bougresse venaient nous conter leur désespoir dans nos bureaux.
Les histoires valaient souvent leur pesant de cacahuètes et c’était devenu un sport national de trouver une vengeance digne de ce nom. Je vous passe le coup de la boule puante écrasée dans sa poubelle, du crachat dans sa tasse fétiche, etc…
Comme elle n’avait peur de rien, son Altesse (elle était persuadée provenir d'une lignée de sang bleu) voulait absolument avant son mariage un enterrement de jeune fille. Mais comme elle n’avait ni amies, ni peur de perdre sa dignité, Sa majesté envoya un email à une des filles de son staff en exigeant ni plus ni moins que cette humble employée lui organise son EdVdJF (en dehors des heures de travail bien sûr). Désespérée, cette pauvre collègue vint dans le bureau que je partageais avec d’autres collègues aussi tordues, nous conter son désespoir.
Ni une, ni deux nous l’avons toutes encouragées à remplir son devoir d’employée modèle, la rassurant que nous l’aiderions pour l’organisation.
En fait, notre plan était surtout de faire flipper le tyran en lui montrant qu'elle valait plus du pipi bleu que du sang, ceci en mélangeant du bleu de méthylène (facilement trouvable dans les drogueries) dans de la vodka noire (pour qu'elle ne s'aperçoive de rien).
Et nous voilà le jour J à transbahuter notre pétasse qui bien sûr ne se doutait de rien (oh, mais vous êtes trop adorables les filles, hihihi). Après l’apéro et le repas, nous l’emmenons dans un bar. Avec ma complice, nous nous proposons d’aller chercher les boissons pour faire goûter quelque chose de nouveau.
Seulement le problème, c’est qu’à l’apéro, il y avait eu sangria. Et comme il faisait chaud, il avait fallu s’hydrater. Puis, nous avions continué dans la même lignée au restaurant.
Donc au moment de verser la poudre pour la mélanger à la vodka, je n’avais pas exactement le coup de main sûr de moi. Donc j’en ai lâché un peu plus. Un peu plus beaucoup trop même. Pour tenter de camoufler ma boulette, ma chère complice s’est mise à touiller avec une paille. Bien sûr, elle ne valait guère mieux que moi, plus elle touillait, plus elle en foutait partout. Et comble du comble, elle a voulu goûter. Elle s’en est fichue partout.
Tout à coup, elle me regarde en rigolant pour me prévenir que j’en ai plein le nez (dieu sait comment c'est arrivé là) et je vois ses dents… complètement bleues !
En résumé, deux pochtrones complètement bleues au bar, ça a vite attiré l’attention. En quelques minutes, tout le bar voulait voir cette petite poudre magique. Nous nous rigolions bêtement en se fichant l’une de l’autre. Résultat, il a fallu filer le verre à une copine qui l’a refilé à Sa Majesté. Sa Majesté voyant un verre que nous avions mis au moins 10 minutes à préparer s’est doutée d’un mauvais coup et a refusé de le boire.
Pendant ce temps, avec ma complice nous étions aux toilettes à faire pipi de rire.
Pipi bleu bien entendu !
11 avril 2008
Petite leçon d'humilité
A l'époque où je travaillais dans le luxe, il m'est arrivé de rencontrer des personalités hors du commun. Certaines par leur prétention, leur ego surdimensionné, d'autres par leur humilité et leur intelligence. Il est clair que la plupart du temps, les personnes les plus simples étaient souvent à l'origine de grandes marques ou grands succès.
Lors d'un repas avec des clients, je me suis retrouvée assise à côté d'un vieux monsieur, probablement une des personnes les plus importantes et respectées dans son domaine.
En plus d'être perdue entre les fourchettes et les couteaux, je n'osais à peine répondre aux questions polies qu'il me posait. Trop peur de dire une bêtise et de me ridiculiser. Puis le vin aidant, nous nous sommes mis à converser sur les personalités qui gravitent autour du luxe et je lui ai avouée être impressionnée par certains clients finaux qu'il m'arrivait parfois de rencontrer (je parle des superVIP qui peuvent se payer régulièrement des objets valant dix fois mon salaire annuel).
Et ce type, absolument-super-classe, admiré par toute une profession me répond tout de go :
-Bah vous savez, ils font caca comme vous et moi !
03 avril 2008
Scrubs
Fin de soirée, bar presque désert, 3 filles fatiguées, envie de rentrer, marre d’attendre que la conductrice retrouve ses clés. Un mec arrive, aussi fin et léger que l’heure le permet, et nous accoste.
Il ne semble pas à bout de l’ignorance qu’on lui accorde.
Motivé le jeune homme.
Je regarde une des filles, la plus jolie :
-Au fait, la maladie que tu avais, c'est toujours contagieux ?
-Non, enfin je crois plus
À la dernière syllabe notre cher gentleman s'était déjà envolé.