Nooks

Encore des histoires de trentenaire !

19 février 2008

Mon Goujat... (j'étais jeune)

un_beau_saladuCe n'était pas le prince charmant, plutôt désenchantant. Certains hommes savent nous faire rêver, d'autres nous remettent les pieds sur terre. Avec un maximum de délicatesse.
Mon Goujat en était un. Ne me demandez pas combien de temps; je suis restée avec lui beaucoup trop longtemps.
Bref, après un certain de temps de vie de couple, donc énormément de mensonges et de petits drames du quotidien, je me retrouve en vacances avec lui. Sur une petite île de la côte d'azur, cadre idyllique. C'est la mi-août, on s'apprête à "fêter" "notre" anniversaire, un méchoui géant est organisé sur l'île pour tous les vacanciers, je mets ma plus jolie robe.

Sauf que la soirée ne se déroule pas comme prévu. Mon cher Goujat se trouve des potes en bout de table et se met à fumer des cigarettes qui font rigoler. Bêtement rigoler (comme s'il était intelligent à la base...). S'il m'adresse la parole pour me demander le sel ET le poivre, c'est beaucoup. Je m'ennuie ferme.
Et quand je m'ennuie, je cogite. Je triture ma frustration de soirée ratée. Je lui en veux.
A minuit, au bord des larmes, je lui souhaite une bonne soirée et rentre à l'hôtel. En rigolant, il me dit qu'il arrive.
Dans la chambre d'hôtel, j'éclate en sanglots. Je lui en veux terriblement d'avoir gâché cette soirée comme mes 20 derniers mois. Ou peut-être c'est à moi-même que j'en veux finalement... tout ce temps perdu.
2h du matin : je suis toujours en train de pleurer. Mes yeux sont bouffis, mon visage violet. Presqu'un gyrophare.  J'entends frapper à la porte, mon goujat rentre finalement. Ses yeux sont fuyants, ses pupilles dilatées, son sourire stupide (comme d'habitude). Il se couche sans passer par la case douche ou lavage de dents.
A côté de lui, je pleure toujours. Depuis plus de 2h maintenant. Mon reniflement sexy attire finalement son attention, monsieur daigne m'adresser la parole :

T'es enrhumée chérie ?

Edit : j'ai quand même du attendre 2 mois avant de le quitter, il me devait de l'argent.
Edit 2: si ça ne suffit pas pour me faire entrer direct dans le club des pintades-gourdasses (copyright miss pintade), je rajoute qu'il s'arrangeait pour que je lui rembourse les fleurs qu'il "m'offrait", ou qu'il me faisait payer l'essence quand il venait me voir (il habitait loin).

Posté par Nooks à 13:37 - Colère - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2007

PETITE SCENE DE VIOLENCE ORDINAIRE

kiesingerUn bel après-midi férié, une ville étrangement calme et déserte.
J’arrive à un arrêt de bus pour rentrer chez moi. Le banc est occupé par 3 adolescents, apparemment d’origine étrangère. Comme tous les ados, ils se la pètent, parlent fort, prennent toute la place du banc. Je suis fatiguée et ne demande même pas s’ils peuvent me faire de la place, redoutant des commentaires lourdingues comme seuls les ados savent le faire. J’attends le bus debout à côté de toute façon, il ne devrait tarder.
Un vieux monsieur passe. Son pas est sûr, il faut admettre qu’il a un sacré gabarit. En observant sa démarche et son regard, je me rends compte qu’il a bu. Sans même ralentir ou faire un geste qui pourrait laisser croire qu’il attend le bus plutôt qu’il passe son chemin, il se met à enguirlander les adolescents. « Aucun respect pour les plus âgés, vous pourriez laisser votre place ! ». Il rajoute ensuite plein d’insultes sur la jeunesse et l’origine présumée des ados.
Je n’en reviens pas. Il se met à insulter des gens dans la rue, en leur reprochant le même manque d’éducation dont il semble pourvu.
Bien sûr, les adolescents ne se laissent pas faire et le ton monte. J’hésite à intervenir avec mon mètre soixante. Pendant que je réfléchis comment les calmer, un des jeunes, le meneur, dépasse les limites et gifle le vieux monsieur. Au moment où sa main s’abat sur la joue de sa victime, je lis dans ses yeux de la peur. S’est-il rendu compte qu’il est allé trop loin ? sûrement, à voir la vitesse avec laquelle il déguerpit.

Malheureusement, son geste n’a fait que conforter le vieux monsieur qui hurle au scandale, au manque de respect de la jeunesse envers les plus anciens, et bien sûr contre ces étrangers qui se croient tout permis. Une nonne de son âge qui passe par là et n’a assisté qu’à la gifle applaudit ses paroles et en rajoute (quel bel exemple de charité chrétienne). Puis, les deux se retournent et me demandent d’acquiescer. Je rappelle au monsieur qu’il aurait dû essayer de leur demander de la place avant de les insulter. Il me rétorque que c’est le seul langage que les étrangers comprennent.

Mon bus arrive finalement et je me hâte d’y monter. Sa dernière phrase résonne encore. Et si cela n’avait pas été des étrangers assis sur ce banc, mais des ados « de bonne famille » , est-ce qu'il aurait osé leur faire un seul reproche ?

Posté par Nooks à 06:26 - Colère - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2007

TESTOSTERONE AND ME... AND DUPREE part II

Bree

Autant à mes 22 ans, j’étais assez bordélique et n’avait aucune idée du ménage, maintenant, j’aime la propreté, marcher pied-nu dans un appart sans me retrouver avec des trucs bizarres collés, faire à manger dans des casseroles étincelantes, etc… heureusement, Testostérone, en plus de mon avis, partage les tâches.

Contrairement à Dupree.

Parce que notre cher Dupree, lui, la saleté, ça le dérange pas trop. Pas du tout même, si on tient compte qu’avant notre arrivée, il n’avait JAMAIS fait autre chose que l’aspirateur. Et encore, 2 fois par année !

Pleine de bonne volonté, je décide un jour de faire le grand ménage : enlevage du tarte et du calcaire autour des éviers, de la douche et de la baignoire, nettoyage à fond de la cuisine, des fenêtres et miroirs, enlevage de poussière (entre nous soit dit, je ne savais pas qu’il pouvait y avoir de la poussière NOIRE, ah, vous appelez ça de la crasse ?), vidage de produits chimiques dans les toilettes et finalement récurage. Alors que l’appartement fleure encore bon l’Ajax, Dupree arrive : « ca sent bizarre ? ». Non, ce n’est pas bizarre, c’est propre ! Ah bon ?

Je reste humble : bah le pauvre, c’est normal, c’est la première fois que son appartement est aussi resplendissant, il ne sait pas comment me signifier toute sa reconnaissance…

Quelques minutes plus tard, alors que je savoure un petit cocktail bien mérité avec Katie Melua en fond sonore, on sonne à la porte. Dupree va ouvrir et devinez qui c’est ? Pas le temps, le chien de son super pote Coolman vient me lécher les pieds. Oui, un pitbull avec les pattes pleines de boue vient de traverser l’appartement, et juste là, renverser mon verre !

Zen, je reste zen.

Histoire de me calmer et de les laisser se raconter leurs histoires de meufs-gniark-gniark (oui, les mecs dont je parle ont plus de 30 ans), je vais prendre un bain. Alors que la baignoire se remplit, je remarque juste en passant qu’un tsunami a dévasté la salle de bain. Ou alors est-ce que Dupree se serait simplement lavé les mains… en utilisant mon gel intime Rocher Canaille au passage ? Parce qu’aux dernières nouvelles, le gel n’était pas capable de marcher du bord de la baignoire à celui de l’évier ?

Zen, je reste zen.

L’eau chaude et des senteurs de lavande me rassurent. Les yeux fermés je me rappelle mes dernières vacances à la mer, et alors que je m’imagine sur le sable chaud, le bruit des vagues : LES ETATS-UNIS SE METTENT A BOMBARDER L’APPARTEMENT. Ou un tremblement de terre aurait renversé toutes les casseroles ? Ou une école entière de garnements jouent aux voitures-tamponneuses ? Non, pas la peine de se noyer dans son bain, ce n’est que Coolman qui fait écouter le dernier morceau de super-strong-heavy-metal à Dupree.

Je ne vous avais pas dit qu’il aimait ce genre de musique ?

Posté par Nooks à 08:01 - Colère - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 octobre 2007

TESTOSTERONE AND ME... AND DUPREE

you_me_and_dupree_l

Normalement (enfin dans mon esprit), on est colocataire entre 18 et 25 ans. Les belles années, on étudie, fait la fête, y’a toujours des potes qui restent dormir, une super ambiance quoi !

Dans mon cas, je suis toujours restée chez papa-maman et ne les ai quittés que pour me mettre en ménage à 22 ans avec Testostérone. Donc, je n’avais jamais eu le loisir de tenter l’expérience. Vous pourriez tout à fait me dire que le fait de vivre avec son petit chéri, peut être considéré comme colocation, mais il y a à mon avis trop de différences : dodo et douche ensemble, bisous pour le bon repas tendrement préparé, et SURTOUT plus de compréhension sur les mésententes (normal, c’est p’tit chéri).

Pour des raisons pratiques, Testostérone et moi avons dû aller vivre chez un ami au printemps dernier. Ledit ami étant plus ou moins célibataire invétéré depuis des lustres, il avait de la place. En plus, nous le connaissions bien, nos caractères étaient semblables, donc tout cela s’annonçait assez fun.

Et ça a vite tourné au cauchemar.

Je peux vous dire maintenant avec certitude que l’on ne connaît bien quelqu’un qu’une fois son appartement partagé !

Le pire problème était que l’on ne pouvait pas lui dire quelque chose, il était (et à juste titre) chez lui.

Au final, on s’est dépêché pour fuir et vous allez vite comprendre pourquoi !

Première constation : Dupree il est pas du genre pudique. Comme Alain Chabat dans Gazon Maudit, Dupree, il  est chez lui et il fait ce qu’il veut. Donc, il oublie systématiquement de mettre des habits, de fermer la porte de la salle de bain ou celle de sa chambre quand il se change. Donc, son kiki on sait comment il est, en long, en large et de travers !

Y’a juste eu la fois où je prenais le petit-déjeuner que là, j’ai franchement perdu mes nerfs…

Prochain épisode : Dupree, il est pas du genre compliqué.

Posté par Nooks à 15:26 - Colère - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2007

AU CHAUD CET HIVER ?

humans1

Une image choc qui change des "mannequins à poil"...

Posté par Nooks à 06:37 - Colère - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2007

VOUS AVEZ DIT VIRIL ?

sport_024Entendu sur ma radio régionale, après une publicité féminine, un "journaliste" sportif qui commentait un match de football : " revenons en à un sport d'hommes, bien viril, le football".

J'avoue que cette petite phrase m'a laissée perplexe : d'abord et contrairement à ce que cette phrase pourrait laisser sous-entendre, le football n'est pas réservé qu'aux hommes (que ce soit en tant que joueurs ou spectateurs), et ensuite, c'est viril le football ? Je veux bien admettre que les joueurs ne portent pas des jupes, ne sont rarement manucurés ou maquillés, ne portent pas de talons (quoi que quand on voit les crampons...), mais bon, de là à dire que c'est viril...

Tout d'abord, énormément de femmes le regardent, j'en connais même qui possèdent les maillots de leurs équipes préférées et les portent à chaque occasion. Loin du physique de camionneuses ou du buveur de bière bidonnant, car cela ne les empêche pas de rester des filles. Elles peuvent aussi très bien vous expliquer ce qu'est un hors-jeu. Donc désolée, mais oui, il y a des filles qui regardent les matchs, et pas seulement pour accompagner leur mec !

Ensuite viril. Déjà le principe : courir après un ballon. C'est viril ça ? Parce que non seulement des femmes le font aussi, mais même des animaux (le chien que j'ai pas, par exemple).

Je veux bien admettre qu'à la base c'est un sport d'équipe, mais si on observe un match de football, on verra des hommes "se la jouer solo" pour se démarquer, râler et jamais accepter les décisions de l'arbitre, parfois même dire des mots pas très jolis, faire du cinéma en faisant croire qu'ils se sont fait mal, se toucher les coucougnettes (euh, oui, ça ok, c'est viril), danser ou faire des galipettes parce qu'ils ont marqué. Je ne vais même pas aborder la violence gratuite (coups de pieds, tête, coude), ce serait trop facile.

Donc si c'est ça la virilité, ben moi je dis non merci. Je préfère des sports dit moins virils, où les joueurs sont fair-play.

Donc, cher "journaliste", la prochaine fois, avant de dire des bêtises pareilles, tu réfléchiras un minimum. Ca c'est viril.

Posté par Nooks à 13:24 - Colère - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1