03 mars 2008
Les habits neufs de l'empereur

Quand j'étais petite parmi les nombreuses histoires que mon père me lisait, certaines m'ont plus ou moins marquées. L'une d'entre elles est "les habits neufs de l'Empereur".
L'autre jour, en faisant un tour chez le Facehunter, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à cette histoire.
Je veux bien admettre que la mode peut être originale, pleine de surprises, et que je suis de loin pas une experte. Mais quand même, suis-je la seule à prendre la femme ci-dessus pour une folle ? ou une daltonienne ?
Tellement desespérée qu'elle a récupéré les pantalons de Crocket sur le tournage de Miami Vice où sa grand-mère travaillait !
Je n'ai rien contre ceux qui ont besoin de se trouver une identité dans leur look, souvent ça me rappelle de bons souvenirs (ou au moins des films sympas).

Elle aurait du accessoiriser sa tenue avec un ramoneur !

Mercredi Adams a grandi... ou est-ce Oncle Fester qui a mis un moumoute ?
02 février 2008
Belle comme un camion
Alors, merci, le moral va beaucoup mieux. Mais fatigue + baisse de moral, il ne fallait rien de plus pour appeler mon compagnon d'infortune, le bien-nommé refroidissement. Ben oui, quand tout est triste, froid, que le monde autour est méchant, ben si on oublie juvamine, on tombe malade.
Yeux qui piquent (en langage yeux, ça veut dire je veux me fermer), nez qui coule, gorge sèche, rien que de petits symptômes pas assez graves pour aller chez le médecin, mais qui nous crient quand même STOP !
Sauf que stop, moi y'a pas pouvoir. Pas en ce moment. Et Dieu sait que je le veux.
Donc, bref, la vie continue.
Mais comme si je n'étais déjà pas assez élégante à passer ma journée à me moucher et pleurer (voui, ça me fait pleurer aussi), ben en plus, je sais pas ce qui se passe, mais je pustule. Le printemps sur ma tête ! Une jolie fête. Un retour à l'adolescence... je suis vraiment bénie, moi, en ce moment.
Donc, voilà, pour faire court je suis en déplacement boulot, je dois rencontrer plein de gens, faire bonne impression pour faire preuve d'un semblant d'autorité et je ressemble à ça :

et vive le minibar...
04 janvier 2008
J'ai la mémoire...
ben oui, triste constat, j'ai la mémoire qui flanche.
Mon pc est en rade. En attente d'une bonne purge qui va le nettoyer de tout plein de merveilleux virus, je squatte les pc/mac des autres. Et plus de favoris où aller puiser quelques adresses de blogs. Gros drame : à part quelques autoroutes de la blogosphère, le blanc total. Impossible de me souvenir du nom du blog de trucmuche ou bidule, et pourtant dieu sait que je les apprécie !
Je voudrais bien mettre ça sur le compte d'abus d'éthanol de ces derniers jours, mais il n'y en a pas eu. Je suis restée très sage.
Le pire peut-être, c'est que ça n'est pas seulement juste quelques noms sur le oueb, c'est mon numéro de téléphone à inscrire, le prénom des gosses de mes amis, le nom d'un ancien chef qui pourrait être une référence, l'anniversaire d'une supercopine, le titre de mes chansons préférées, toutes ces choses pour lesquelles je dois maintenant réfléchir, voire demander de l'aide.
Où cela me gêne, c'est qu'il y a encore peu, j'avais une vraie mémoire d'éléphant. Tous les numéros de téléphone, date de naissance de mon entourage, je pouvais les réciter. Pas besoin de réfléchir une seconde pour mes codes d'accès, 2 notes de musique et je savais même le nom de l'album.
Je ne sais pas depuis quand, mais c'est un peu effrayant cette sensation de blanc.
Lorsqu'on a toujours avancé, devoir subitement prendre des pauses, c'est difficile. Admettre une faiblesse qui n'avait jamais existé aussi.
Il paraît qu'avec de l'entraînement ça peut s'entretenir, autant dire que je vais essayer et plus vite que ça !
Ah oui, oups, et avant que j'oublie, Bonne année !
28 décembre 2007
Des vacances
Noël est passé. On avait décidé de faire simple, la surenchère des dernières années commençait à perdre de sens. Des cadeaux petits, mais importants ou utiles. Rien d'incroyable, mais quelque chose qui reste et pas seulement au fond d'une armoire. Très apprécié.
Mais surtout, le plus beau des cadeaux, qui n'en est pas un, c'est le temps. Parce que justement, voilà un petit bout de temps que je n'en avais plus. Du temps donc.
Celui de profiter de mon entourage, de rigoler ou polémiquer autour d'une table tous ensemble, juste comme ça, des moments qui se transforment en souvenirs et auxquels on repense en souriant, sans se rendre compte que justement, ces moments comptaient.
Celui de me bichonner moi, prendre un bain en écoutant Feist, dont je cherchais le CD depuis 2 ans et qu'aucun disquaire n'était capable de trouver le nom de la chanson que je leur fredonnais. D'avoir justement eu le temps de le trouver ce satané CD.
Celui de me balader en ville à la main de Testostérone, me faire gifler par le froid, mais en redemander. Faire nos courses ensemble et se disputer sur le choix du fromage à acheter.
Celui de rester des heures dans la cuisine à mitonner des bons petits plats. Pas des pizzas surgelées, ni d'autres congèleries. Du frais. D'ailleurs demain matin, c'est jour de marché et j'y vais.
Finalement aussi, en avoir tellement (du temps), qu'on peut en perdre devant la télévision. Se rendre compte que c'est toujours la même gnognotte. Et oui, TF1 nous prend toujours pour des imbéciles, Nolwenn n'est toujours pas crédible (faut qu'elle arrête de se secouer quand elle chante, elle connaît pas Imodium ?), les publicités toujours pas rigolotes, mais par contre, j'apprends la Tecktonik.
Trop prise par un boulot, ces vacances tombent bien. Pourtant, j'ai toujours préféré travailler à cette période, tous les collègues loin, l'impression de posséder le bureau, le calme, le téléphone qui ne sonne pas, les retards dont personne ne se rendra jamais compte. Et puis cette année, pas le choix, "obligée" de ne pas travailler entre Noël et Nouvel An.
Et finalement, la découverte d'un plaisir, aller manger chez des amis en milieu de semaine et traîner jusqu'à 2h du matin, parce que personne ne travaille le lendemain. Qu'est-ce que ça fait du bien.
Bon, je vous laisse ma lecture du moment m'attend.
28 novembre 2007
MON PREMIER MEC
Y’avait ce garçon. On s’était rencontré à une fête de fin d’année. J’avais 16 ans, lui 17. Quelques échanges sans plus, je l’avais trouvé mignon, mais avait craqué ce soir-là sur quelqu’un d’autre. Quelques semaines plus tard, ô surprise ce grand romantique m’avait envoyé une lettre. Une belle lettre d’amoureux. Plusieurs ont suivies avant que l’on ne se revoie. Après un-deux rendez-vous, il m’embrassait. J’étais aux anges. Il était doux, intelligent, cultivé, beau. L’homme de ma vie, le père de mes enfants.
Vous devinez la suite ?
Une semaine après que ce gros lourdaud ait obtenu ce qu’il voulait, il me quittait avec cette phrase pathétique : je t’aimais, mais maintenant plus, alors c’est fini.
J’ai mis des mois à me remettre de ce coup de fil (oui, parce qu’en plus, il a eu la finesse de le faire par téléphone, à une époque où il n’y avait qu’un téléphone au milieu du salon familial). Impossible à oublier. Pleuré toutes les larmes de mon corps. Je lui ai écrit des centaines de lettres jamais envoyées. A chaque étoile filante que je voyais, je faisais le vœu qu’on se remette ensemble.
On est vraiment conne naïve quand on a 17 ans.
Puis, il y a eu de la colère. Pour me venger, j’avais commandé une cassette porno-homo à son nom et l’ai envoyée chez ses parents.
On a quand même le sens de l’humour à 17 ans.
Et puis il y a eu Facebook. Je viens d’une petite ville, tout le monde connaît tout le monde. Donc, je l’ai vu chez un de mes vieux copains.
Enfin sa photo.
Ça m’a suffit.
Je sais que ce n’est pas bien de se moquer des gens, qu’il ne faut pas être rancunière, mais là, je n’ai pas pu m’empêcher de rire comme une baleine. Je sais que dorénavant quand je me sentirai un peu mélancolique, il me suffira simplement de me souvenir de sa tête pour garder le sourire toute la journée.
Je crois surtout que son coup de téléphone est probablement une des meilleure chose qui ne pouvait m’arriver…
Merci M.

PS
oui, le titre est vraiment nul, mais grosse panne d'inspiration
26 novembre 2007
BRASIL BEAUTE part III

Finalement, c’est mon tour. Mon bourreau L’adorable esthéticienne me demande de me déshabiller pendant qu’elle va vite boire quelque chose.
Oh mon dieu, j’avais oublié ça, je dois montrer mon minou à une parfaite étrangère. C’est déjà assez dur avec ma gynéco. Je dois me faire violence. JE SUIS UNE GRANDE FILLE. Des minous, elle en voit tous les jours, donc elle est habituée. JE SUIS UNE GRANDE FILLE.
Elle revient. Voilà, ça y est, ma dernière heure a sonné, je vais mourir dans la douleur.
Pendant qu’elle prépare la cire, le téléphone sonne dans le salon. C’est pour elle.
Encore quelques minutes de sursis. Ma vie défile. Est-ce que j’ai dit à Testostérone, Papa, Maman et mes frères que je les aimais ? que je m’excusais si je leur avais fait du mal ?
Bizarre, j’entends des cris dans le salon, elles parlent toutes en même temps. Je ne comprends pas le portugais, mais ça n’a pas l’air d’être des cris de joie.
Keskispasse ? Le prix du silicone a flambé ?
J’attends, toujours couchée à moitié nue. Une porte claque, mais ça crie toujours dans le salon.
Comme ça fait un petit moment que ça dure, je remets mon shorty et vais voir dans le salon (euh oui, au stade où j’en étais, ma pudeur légendaire s’était dissipée). Toutes les femmes me regardent surprises, comme si je débarquais de la planète Mars. Pas de doute, elles m’avaient oubliée.
Mon esthéticienne n’est pas avec elles.
Celle qui m’avait accueillie reprend son calme, vient me prendre la main, mais cette fois, elle me la tient sans me faire palper quoi que ce soit. Avec son air le plus tragique, elle m’annonce que la fille de mon esthéticienne vient de se casser le bras en tombant chez une amie et que mon esthéticienne a du partir en urgence à l’hôpital.
Est-ce que ça ne me dérange pas de revenir une autre fois ?
Oui, bien sûr, je rappellerai pour prendre rendez-vous (Quoi, toute cette préparation mentale, cet entraînement psychologique pour rien ?)
En rentrant chez moi, toujours autant poilue, j’y ai réfléchi. Je ne suis pas croyante, mais j’ai pris ça pour un signe de Dieu : ça n’était pas mon heure.
Vous vous doutez bien que depuis, je n’ai plus jamais retrouvé le courage de les appeler, bien qu’elles étaient toutes très sympathiques. Depuis, vive le rasoir et les courses aux toilettes pour le grattage, tant pis.
J’attendrai qu’ils légalisent la péridurale dans les instituts de beauté.
30 octobre 2007
UN PEU DE LEGERETE (et de désinformation)
Vous cherchez une image de Nefertiti Hilton ? Vous ne vous souvenez plus que Bill Gates était le père de Daniel Balavoine ? Un petit doute sur le nom de la colonie d’outre-mer du Pandanstan ? Vous ignoriez le nom du vainqueur 2001 de la coupe du mangeage de Hot-Dog du l’axe du mal ? ou comment la France a été championne du monde de rugby en 2007 ? ou plus simplement vous avez eu une journée éprouvante et avez besoin de rigoler un peu ?
Allez faire un tour sur LE site de la désinformation : la DEsencyclopédie.
Sorte de wikipédia du n’importe quoi, les sujets les plus divers y sont traités avec tout le manque de sérieux que l’on peut attendre d’un site ayant ce nom, hilarant.
Un grand moment d’internet comme dirait l’autre…